Notre approche de l’enseignement de la voile et de la navigation

LES CONDITIONS DE L’APPRENTISSAGE
Chaque équipier participe selon ses capacités et ses objectifs personnels : le plaisir de naviguer activement et de participer à la marche du bateau est le point commun entre tous nos équipiers.
UN NOMBRE DE STAGIAIRE LIMITE
Nous embarquons 4 stagiaires maximum, sauf sur les stages de 2 et 3 jours (5 stagiaires). Un équipage réduit permet à chacun d’avoir du « boulot » et d’être actif sur le pont. Cela permet aussi au skipper de répondre aux questions de chacun, et d’adapter ses explications en fonction de l’expérience et des besoins de chacun.
UN « BATEAU-ECOLE », EQUIPE POUR APPRENDRE
Les stages se déroulent à bord de L’Echappée Belle, un First 35 (10,80 m) spécialement équipé et préparé pour l’école de voile. Notre parti pris est de garder des équipements basiques pour l’apprentissage (prise de ris au pied de mât, solent sur étai largable, …). Une fois les manoeuvres intégrées, vous n’aurez pas de difficulté à vous adapter à d’autres bateaux plus équipés. La réciproque n’est pas forcément vraie.
UN SKIPPER-MONITEUR EXPERIMENTE
Les stages sont encadrés par Cédric, qui navigue et enseigne la voile depuis 15 ans sur tous les supports. Les cours sont le fruit de notre expérience dans différentes écoles en France et à l’étranger, et évoluent en fonction des remarques et des besoins des stagiaires.
UNE ZONE DE NAVIGATION INTERESSANTE
La méditerranée est une mer particulière, avec de très nombreux effets locaux sur le vent. Une bonne connaissance du bassin de navigation permet d’aller s’abriter quand le vent est fort et parfois d’aller chercher une petite brise thermique quand le vent est faible.

DEVENIR AUTONOME EN CROISIERE ?
AUTONOMIE ET EXPERIENCE
Les compétences nécessaires au skipper varient en fonction de la navigation : de jour ou de nuit, à la journée ou au large, conditions de mer, de courant, météo, équipage expérimenté, amariné ou non…
L’autonomie s’acquiert progressivement au fil des navigations, des jours et des nuits passés en mer. On devient d’abord à l’aise dans de bonnes conditions météo, sur un petit voilier que l’on connaît, dans une zone côtière facile et avec un équipage qui est capable d’aider efficacement le skipper. Petit à petit, on est à l’aise dans des conditions de vent et de mer plus difficiles, on peut partir plus loin, sur des bateaux plus grands…
Une expérience de 1000 milles est demandée pour entrer en formation skipper « Capitaine 200″ (Marine Marchande) et pour valider le permis voile Suisse. Cet ordre de grandeur est intéressant, il atteste d’une expérience significative qui permet de cerner le milieu marin, ses dangers.
ATTESTATION DE FORMATION
Nous pouvons vous délivrer une attestation de formation à l’issue des stages, précisant la distance parcourue et votre capacité à bord. Cette validation de votre expérience peut-être demandée par les loueurs sérieux, pour certains brevets de la Marine Marchande et pour le permis mer Suisse, le « Certificat de capacité pour la conduite des yachts en mer ».
PERMIS VOILE
Il n’y a pas de permis pour naviguer à la voile en France : Les permis côtiers et hauturiers concernent uniquement les bateaux à moteur. Il n’y a pas non plus de brevets fédéraux universellement reconnus.
LOCATION DE BATEAU EN FRANCE
Les loueurs de voilier demandent généralement uniquement un « CV Marin », pour évaluer votre capacité à naviguer. Les permis moteurs sont un plus : le « côtier » atteste que vous connaissez les règles de barre (RIPAM) et le balisage, l’extension « hauturière » fait le tour du travail de carte et de la navigation.
LOCATION A L’ETRANGER
La règlementation diffère selon les pays pour louer à l’étranger. Le Certificat de Radiotéléphoniste Restreint (CRR), nécessaire pour utiliser la radio du bord (VHF) est par exemple obligatoire en Croatie.

LES 3 NIVEAUX
DES STAGES PRATIQUES COTIERS ET HAUTURIERS
Les différents niveaux que nous utilisons sont inspirés de ceux de la Fédération Française de Voile et de la très rigoureuse Fédération Anglaise (RYA)
Cette trame a le mérite de « baliser » l’apprentissage, de formaliser les compétences et les connaissances nécessaires dans votre progression vers l’autonomie. Mais elle a aussi ses limites : à quel moment peut-on dire que l’on sait prendre un ris (réduire la grand voile) ? Cet exercice facile par petit temps et mer plate prend une toute autre tournure par vent fort et mer formée. Il convient donc de rester lucide sur ses limites même si la case « prendre un ris » a été cochée…
Les stages côtiers regroupent les niveaux 1/2, alors que les stages hauturiers s’adressent à des équipiers déjà un peu expérimentés (niv. 1 minimum ou expérience équivalente).
DES STAGES THEMATIQUES
Ces stages, qui comportent parfois des cours théoriques poussés, viennent compléter les stages pratiques en s’intéressant aux sujets généralement négligés pendant les stages, faute de temps. Ils s’adressent aux équipiers expérimentés qui veulent réellement devenir autonome.
LES TROIS NIVEAUX
- Niv. 1 – Equipier de pont (competent crew)
- Niv. 2 – Chef de quart (day skipper)
- Niv. 3 – Chef de bord (coastal skipper)
- Contenu détaillé des formations voile
NAVIGATION COTIERE OU HAUTURIERE
La navigation côtière permet de multiplier les manoeuvres et les mises en situation. Le milieu restreint et la proximité des autres bateaux obligent à une réactivité importante et à un suivi permanent de la navigation.
L’approche est différente sur les stages hauturiers. La navigation se déroule 24h/24 et des quarts (rotation de l’équipage) sont mis en place pour assurer la veille et la bonne marche du bateau. La navigation au large permet d’acquérir de l’expérience, de connaître des sensations nouvelles et de vivre la mer de façon plus intense, mais elle n’est pas forcément plus formatrice que la navigation côtière.

DEROULEMENT DES STAGES ET VIE A BORD
Pour les infos pratiques, consulter la page FAQ (questions fréquentes).
DES STAGES PRATIQUES
Les stages visent à vous rendre opérationnel à bord en privilégiant la pratique et la multiplication des mises en situation. Les apports théoriques illustrent simplement ce qui est mis en place sur l’eau et sont développés selon les interrogations de chacun.
VOUS FAITES TOUT A BORD !
Le skipper assure la sécurité permanente du navire et de l’équipage : vous voilà libre pour prendre les choses en main ! Le rôle du skipper est de mettre l’équipage en situation en fonction de son niveau, pas de faire marcher le bateau. Chaque équipier participe à son rythme et selon ses capacités. La navigation, la routine du voilier et le choix du programme sont totalement gérés par les stagiaires.
BONNE HUMEUR ET CONVIVIALITE
Ce sont les ingrédients de base pour la réussite des stages, qui ne nuisent pas à la qualité de l’enseignement. Chacun participe aux tâches quotidiennes du bord, il n’est pas question de faire un planning de vaisselle ! Pensez à apporter des spécialités diverses à partager avec l’équipage.
LE RYTHME DE LA NAVIGATION
Les escales et les heures de départ sont choisies collectivement, en fonction du déroulement de la navigation. Le rythme est souvent donné par la météo, qui peut nous faire appareiller à 6 heures du matin comme nous accorder une grasse matinée… Un point carte et météo est fait tous les matins avant l’appareillage.

ET LA METEO DANS TOUT CA ?
C’EST LA METEO QUI DECIDE !
Les stages dépendent pour beaucoup des conditions météo rencontrées : un niveau 1 par petit temps et par gros temps ne développera pas les mêmes compétences. Heureusement, toutes les expériences sont intéressantes…
PETIT TEMPS ET « PETOLE »
Les conditions météo tranquilles permettent de travailler la finesse des réglages de voile, d’affiner ses sensations à la barre ou de descendre à la table à carte pour faire le point. Le skipper peut réellement laisse les stagiaires expérimenter et se faire la main librement. En cas de pétole (pas de vent du tout), on en profite généralement pour aller jeter l’ancre dans des coins habituellement inaccessibles. C’est le lot de consolation.
VENT FORT ET GROS TEMPS
Les stages plus « musclés » développent votre aisance dans les déplacements sur le pont, vous apprennent à travailler avec le harnais et à multiplier les manoeuvres de réduction de voilure.
Les activités à bord ne manquent pas quand nous sommes bloqués au port, généralement quand le vent est supérieur à force 8 avec la mer qui va avec… Météo, navigation et travail de carte, technologie (construction du bateau, mécanique, gréement, …).





