Séjours éducatifs

Séjours de rupture en voilier pour groupes de 4 jeunes et 2 éducateurs

Aventures en mer pour aider des jeunes ou des moins jeunes à (re)partir du bon pied dans la vie. Projets ambitieux dans la continuité des séjours réalisés depuis 2005 avec des centres éducatifs renforcés ou fermés, milieux ouverts, lieux de vie, clubs de prévention... Les séjours sont déconnectés, privilégient les escales sauvages et comportent toujours une traversée.

Cédric Bar  06 15 32 69 50
cedric@ventdularge.org

LE MOT DU CAPITAINE

 

J’embarque depuis 2005 des jeunes en difficultés et les éducateurs qui les suivent pour des aventures en voilier entre la Corse et le continent, que l’on appelle « séjours de rupture ». Ces projets, ambitieux et toujours expérimentaux, sont travaillés des mois en amont pour permettre aux jeunes de vivre un moment de liberté et de rencontre, « hors du monde » et en contact direct avec la mer. La durée, le rythme soutenu et le défi que constitue la traversée sont des éléments essentiels. C’est une expérience intense, à la fois individuelle et collective, pour tous ceux qui sont à bord. Moi compris.

Ce tour de l’Atlantique confère à l’aventure un dépaysement plus profond encore que celui qu’offre la Méditerranée : on part loin, parfois outremer, à la rencontre d’autres langues et d’autres cultures. Le bateau, doté de 4 cabines, offre à chacun son espace à bord et permet de maintenir un quotidien agréable sur des périodes longues. Une traversée de l’Atlantique est possible avec des jeunes bien préparés.

— Cédric Bar

FONDAMENTAUX DES SÉJOURS 2021/2022

– Séjour sur une étape du tour de l’Atlantique
– Embarquement et débarquement à l’étranger
– Durée : entre 14 à 25 jours à bord
– Navigation semi-hauturière : 1 ou 2 traversée(s) de plus de 24 heures
– Navigation hors-piste : priorité aux escales et aux mouillages sauvage
– GARP : voilier de 14,40 mètres équipé pour le grand voyage (4 cabines)
– Équipage : 4 jeunes, 2 éducateurs et 1 capitaine
– Réalisation d’un journal de bord vidéo par les jeunes
– Déconnexion totale

IDÉES DE SÉJOURS 2021/2022

– Novembre 2021 : Gibraltar / Arrecife (Lanzarote, Canaries)
– Décembre 2021 : La Gomera (Canaries) / Mindelo (Cap-Vert)
– Février 2022 : St Anne (Martinique) / Luperon (Rép. Dominicaine)
– Mai 2022 : Horta (Açores) / Sao Miguel (Açores)
– Juin à septembre 2022 : Irlande ou Écosse

« L’aventure repose sur la richesse des liens qu’elle établit,
des problèmes qu’elle suscite, des créations qu’elle provoque. »
— Antoine de Saint-Exupéry

INTÉRÊTS ÉDUCATIFS DES VOYAGES EN MER

Le milieu maritime est un monde qui possède ses propres règles. Les marins partagent des valeurs héritées de cette vie particulière liée aux contraintes de la mer et de la voile. Respect, solidarité et humilité sont les piliers de la vie en mer et d’une réalité qui s’impose dès que le séjour à bord s’organise.

VIVRE UNE EXPÉRIENCE PERSONNELLE

Le voyage en bateau est une expérience collective dans laquelle chacun se retrouve face à lui-même. L’isolement, la coupure avec les moyens de communication et la confrontation à un milieu naturel grandiose invite à la réflexion sur son cheminement personnel et à la confiance en soi. Il faut gérer de nombreux sentiments : stress, fatigue mais aussi exaltation et liberté. Atteindre la destination et relever le défi constituent une expérience positive qui marque durablement les jeunes et agit sur l’estime de soi et le désir de se surpasser.

Se confronter au risque et à la nature

La mer et le bateau imposent leur rythme. Il faut « faire avec », s’adapter, contrôler ses émotions et parfois puiser dans ses ressources. Les règles de sécurité et de vie collective ont du sens et s’imposent à tous : jeunes, éducateurs et capitaine. En mer, c’est le milieu qui définit le cadre : il faut respecter les règles pour profiter de la liberté qu’offre la navigation.

Se déconnecter et vivre dans l’instant présent

La rupture est un élément fondamental de nos séjours, conçus comme une parenthèse dans la vie des jeunes et des éducateurs. Sans portable, pas besoin de se « mettre en scène » ou de cultiver les clichés pour envoyer des images sur les réseaux sociaux. On est libre et face à soi-même. On laisse aussi son quotidien et ses problèmes à terre. On prend du recul sur soi et sur ses relations, on se questionne sur la manière dont on communique avec les autres. En voilier, le désœuvrement n’a pas sa place, les nombreuses heures passées à bord sont riches en créativité : on prend le temps de pêcher, de regarder l’horizon, d’observer les nuages ou de faire un jeu ensemble. On partage facilement ses impressions avec la personne qui est à côté de soi, on prend du plaisir avec les autres.

Un certain état d’esprit est nécessaire pour affronter les aléas de la navigation : on doit s’adapter et trouver de nouveaux repères. On vit dans l’instant présent, dans l’aventure.

VIVRE UNE EXPÉRIENCE COLLECTIVE

La cohabitation dans l’espace restreint du bateau intensifie les relations. Chacun trouve sa place à bord et participe à la routine quotidienne : barrer, cuisiner, ranger… La veille de la bonne marche du bateau place chacun en situation de responsabilité pour la sécurité de l’ensemble de l’équipage et du bateau.

À bord, il est indispensable de s’entraider et de faire confiance aux autres.

Une dynamique nouvelle

La vie en équipage est propice à l’émergence d’un climat d’ouverture, de complicité, de coopération et au développement de liens d’amitié. Le partage d’un quotidien nouveau permet au groupe de connaître une nouvelle dynamique autour d’un objectif commun, d’augmenter les interactions sociales, et d’expérimenter les notions de bonne intelligence, de cohésion et d’esprit d’équipe. Le séjour est aussi une bonne occasion d’aborder de nombreux sujets : addiction, éducation à l’environnement, alimentation, santé et hygiène…

Redistribuer les rôles

Au cours de l’aventure, les comportements et les rôles changent. On se découvre. La pression de l’environnement social perd de son importance en mer et s’affranchit des images qui collent à la peau, loin des conventions et des rôles auxquels les jeunes et les éducateurs ont l’habitude de se conformer. Une relation égalitaire est possible et le plaisir est partagé. Les relations et les discussions avec les jeunes sont plus libres.

La qualité de la relation créée entre les jeunes et les éducateurs à travers l’aventure partagée et l’histoire commune permet de gagner du temps dans la prise en charge éducative des jeunes au retour.

DÉROULEMENT DES NAVIGATIONS

LES 3 PHASES DE LA NAVIGATION

Quand on navigue à la voile, c’est la météo qui décide. Une navigation ne se déroule jamais « comme sur le papier ». Il est important que le rythme soit adapté à l’équipage pour que les jeunes prennent du plaisir, même s’il y a toujours des moments difficiles au cours des séjours.

« Amarinage »

Le séjour commence par quelques jours d’amarinage : prise en main du bateau, apprentissage des notions de sécurité de base, découverte de la vie en mer et en équipage, gestion du mal de mer. Cette mise en route le long des côtes permet à chacun de trouver ses repères en douceur et de se projeter sur la traversée prévue.

Traversée

La traversée est le temps fort du voyage, avec une ou plusieurs nuits en mer. La navigation se déroule au rythme des quarts (rotation de l’équipage pour assurer la veille) pour que chacun puisse se reposer tout en assurant la bonne marche du bateau.

Découverte d’une destination

À l’atterrissage, on prend le temps de profiter des mouillages et des escales : exploration des fonds marins, pêche, balade ou randonnée…

LE RÔLE DES ÉDUCATEURS

– Inscrire le projet dans le parcours des jeunes
– En amont du séjour : mobiliser, motiver et préparer les jeunes
– A bord : motiver les jeunes et animer le quotidien
– En escales : gérer les jeunes

Nota bene : ce sont les éducateurs et leur prise en charge des jeunes sur la durée qui donnent du sens au projet. Le capitaine n’intervient que lorsque le déroulement de la navigation et/ou la sécurité à bord sont en jeu et n’a pas vocation à interférer dans la vie du groupe à terre ni dans les problèmes internes.

LE RÔLE DU CAPITAINE

– Assurer la sécurité
– Gérer le rythme de la navigation en fonction de l’ambiance à bord
– L’enseignement et la découverte du milieu
– Gestion de l’équipage et de la vie à bord : organisation de la collectivité, économie des ressources, rangement des affaires, etc.

Le capitaine du navire est responsable de tout et de tous, il prend toutes les mesures qu’il juge adaptées. Son expérience et son aisance amènent naturellement les jeunes à respecter son autorité. C’’est le milieu qui guide ses décisions.

CONSTRUIRE UN PROJET

Au fil des années et des navigations, nous avons affiné notre méthodologie afin non seulement d’optimiser l’impact des séjours sur les jeunes et mais aussi de prévenir les problèmes à bord. Nous ne sommes pas prestataires de service, nous construisons des projets avec des éducateurs et des structures éducatives.

RENCONTRE AVEC LES ÉDUCATEURS ET ÉCRITURE D’UN PROJET (2 JOURS)

Les projets naissent lors de la rencontre avec les éducateurs. Le goût du défi, l’engagement total et la bonne humeur sont des qualités indispensables. Le séjour est aussi une aventure pour les éducateurs. L’encadrement s’avère d’autant plus fatigant et exigeant qu’il intervient dans dans un espace restreint, 24/24 h, pendant 14 jours consécutifs voire plus. Il faut être dans la même énergie et se comprendre rapidement quant à l’approche éducative et l’organisation du quotidien notamment.

Nous œuvrons pour que le rythme et l’intensité de la navigation soit adaptés, nous planifions les étapes de la préparation des jeunes et nous réfléchissons à la manière de valoriser au mieux l’expérience pour tous.

BUDGET ET ORGANISATION LOGISTIQUE DU SÉJOUR (2 JOURS)

Nous établissons un programme et un budget détaillé pour le voyage, incluant tous les frais à prévoir. Nous avons l’habitude de gérer les embarquements et la logistique à l’étranger : tout peut s’organiser très rapidement. Un travail de montage de dossiers pour les autorisations de sortie du territoire et les visas éventuels est à prévoir par la structure.

PRÉPARATION DES JEUNES (DE 1 À 3 MOIS)

Les éducateurs expliquent le projet, ses enjeux et ses objectifs aux jeunes, étudient les cartes, regardent des vidéos… Ils travaillent sur l’adhésion et la motivation des jeunes. Des rencontres ou des visios permettent au capitaine de répondre à toutes les questions : chacun doit connaître les tenants et les aboutissants de l’aventure dans laquelle il s’engage. Quelques séances de voile légère ou sur de petits habitables, avec un club de voile local, sont nécessaires pour se familiariser un peu, se tester, se rassurer et créer une dynamique d’équipage. Il faut également prévoir a minima deux sessions avec un vidéaste afin de préparer un journal de bord vidéo.

Il est délicat d’arriver à mobiliser les jeunes, qui ont des vies compliquées et instables, pendant plusieurs mois. Les changements d’équipage sont fréquents, et il faut faire preuve de souplesse pour s’adapter aux rebondissements.

FINANCEMENT

Nos projets sont ambitieux, leur coût, s’il n’est pas extravagant peut représenter un budget important pour certaines structures sociales ou institutions. D’expérience, lorsque la volonté de mettre en œuvre un de ces séjours est portée au plus haut niveau, ils se concrétisent.
Vent du Large ne bénéficie malheureusement pas de financements directs pour mener des actions. Mais nous pouvons participer à la recherche de financements et nous nous déplaçons toujours pour rencontrer nos partenaires.

INFORMATIONS PRATIQUES

DÉCONNEXION ET AVENTURE

La déconnexion est un élément essentiel de l’aventure. Le but est de favoriser la rupture avec le quotidien et la vie dans l’instant présent avec son environnement direct : les autres membres de l’équipage, les animaux, le ciel, la mer… Les séjours de rupture sont des aventures qu’il faut vivre « hors du monde » pour en apprécier toute l’intensité.

Vivre 14 jours ou plus sans portable, sans communiquer avec ses proches est une expérience inédite pour les jeunes que nous embarquons. C’est inimaginable pour certains et souvent vécu comme la privation d’une liberté fondamentale ou une atteinte à leur vie privée. Un travail doit être mené pour amener les jeunes à réfléchir sur leur rapport au temps, aux autres, à l’image, à la manière dont on communique avec les gens qu’on aime…

Les téléphones personnels des jeunes et des éducateurs ne sont pas acceptés à bord. Le portable du capitaine et les portables professionnels des éducateurs restent allumés 24h/24 pour que nous soyons joignables en cas d’urgence. Sur les séjours longs, on peut prévoir un temps d’appel et il est possible d’envoyer un sms collectif pour donner des nouvelles aux familles : les questions de communication sont discutées lors de l’écriture du projet.

MUSIQUE

Le bateau est équipé d’un système son, mais écouter de la musique au casque est un moyen de prendre un moment pour soi et de s’isoler dans l’espace réduit du bateau. Sachant que le streaming est devenu la norme, il convient de chercher et trouver des solutions avec les jeunes lors de la préparation. L’une d’entre elles consiste simplement à recourir aux « bons vieux » mp3.

VIDÉO

À travers le regard de leurs proches, les jeunes mesurent leur chance et veulent naturellement partager leur expérience. Réaliser un journal de bord vidéo de qualité permet de répondre à ce besoin d’image des jeunes avec une approche collective et un rendu de qualité. C’est simple à organiser avec un vidéaste proche de la structure, qui anime deux ou trois séances au cours de la préparation et s’occupe de monter rapidement le film au retour.

Le film permet aussi de communiquer au sein de la structure et plus largement avec tous les partenaires même si le droit à l’image empêche souvent une diffusion plus large. Le travail sur le journal de bord est l’occasion d’aborder de nombreux sujets connexes : liberté et vie numérique, information et réseaux sociaux, théorie du complot…

COMMUNICATIONS SATELLITES

Un téléphone satellite Irridium permet d’être en liaison avec notre contact à terre quand nous sommes au large. Toutes les communications passent par ce filtre. Notre contact à terre assure un soutien pour l’analyse météorologique et la stratégie si la situation est complexe ou que l’information manque à bord. Il peut aussi gérer d’éventuels problèmes de sécurité ou nous aider à trouver des solutions techniques pour gérer les avaries.

CONDITIONS POUR EMBARQUER

Les jeunes comme les éducateurs doivent fournir un certificat médical de non contre-indication à la pratique de la voile et une attestation de natation (25 mètres départ plongé). Aucune expérience de la navigation n’est nécessaire pour les éducateurs, le capitaine peut manœuvrer seul le bateau.

SÉJOURS RÉALISÉS DEPUIS 2005

Nous avons réalisé 33 séjours éducatifs, dont 25 traversées entre Marseille et la Corse.

PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE : 20 SÉJOURS

– CEF Les Cèdres (13)
– CEF de Montfavet (84)
– UEMO Gap (04)
– UEMO Ajaccio (2A) – 3 séjours
– UEAJ Martigues (13)
– UEMO Aix-en-Provence (13) – 3 séjours
– UEMO Narbonne (11)
– UEMO de PAU (64)
– CER La Péniche (91) – 3 séjours
– FAE La Poterne (38) – 5 séjours

CLUBS DE PRÉVENTION : 7 SÉJOURS

– Pluriel 94 (94) – 2 séjours
– Villeneuve Animation et Vie Urbaine (91) – 2 séjours
– Association du Site de la Défense (92)
– Reliance (74)
– Voir et Comprendre (31)

AUTRES STRUCTURES SOCIALES ET ÉDUCATIVES : 6 SÉJOURS

– Foyer d’adolescents La Tiffadière (79)
– Institution Pré de Vert (Suisse)
– Lieu de vie L’Oustaou (38)
– Centre Social AQCV (73)
– SESSD – Asso des Paralysés de France (59)
– Centre social l’Arche (11) – 2 séjours

PARTENARIAT DIR-PJJ SUD-EST (2021)

5 SÉJOURS ENTRE MAI ET JUILLET 2021

– 17 jeunes
– 9 éducateurs
– 3 Unités Éducatives de Milieu Ouvert (UEMO) : Aix-en-Provence, Gap et Ajaccio
– 2 Centres Éducatifs Fermés (CEF) : Montfavet et Les Cèdres
– 35 jours de navigation

LES NAVIGATIONS RÉALISÉES

– Entre Marseille et Ajaccio, dans un sens ou dans l’autre
– Traversée d’environ 24 heures, avec une nuit au large
– À bord de l’Échappée Belle, voilier école de 10,80 mètres
– Équipage de 1 ou 2 éducateur(s) et de 3 ou 4 jeunes
– 7 jours de vie collective dans un espace de 14 m2
– Priorité aux escales et aux mouillages sauvages
– Déconnexion totale

NOS MISSIONS DANS LE PARTENARIAT

– Proposition d’un budget et rédaction d’un appel à projet
– Coordination des différents participants
– Demandes de co-financements et suivi administratif
– Participation à la réflexion sur les projets éducatifs avec les éducateurs
– Échanges avec les jeunes et suivi de leur préparation
– Réalisation et encadrement du séjour
– Participation aux bilans et à la valorisation des projets
– Soirée de retour avec les jeunes quand c’est possible

FINANCEMENT DIR-PJJ SUD-EST

Nous remercions chaleureusement Karine Geneste et Franck Baldi de la DIR-PJJ ainsi que Martine Joly de la DT-PJJ Corse. Sans leur soutien sans faille à tous les stades du projet, ces séjours n’auraient pas été possibles. La Direction Interrégionale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse Sud-Est (DIR-PJJ Sud-Est) a financé environ 75 % des séjours.

Nous remercions également les co-financeurs :
Direction Territoriale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse de Corse | Direction Territoriale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse des Bouches-du-Rhône | Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives | Préfecture des Bouches-du-Rhône | Préfecture de Haute-Corse | Préfecture de Corse-du-Sud | Centre éducatif Fermé de Montfavet